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Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec


Canoë
03/11/2009 04h00
Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec


BIOGRAPHIE

Jean Charest est né à Sherbrooke le jour de la Saint-Jean-Baptiste et de la Fête nationale du Québec, soit le 24 juin 1958. Après avoir obtenu son diplôme d’études collégiales au Séminaire de Sherbrooke, il a poursuivi ses études à l’Université de cette même ville, où il a complété en 1980 son baccalauréat en droit (L.L. B.). L’année suivante, il était admis au Barreau du Québec.

Après avoir exercé durant trois ans la profession d’avocat au sein du cabinet sherbrookois Beauchemin, Dussault, Jean Charest faisait en 1984 le saut en politique. Le 4 septembre de cette même année, il était élu député de la circonscription de Sherbrooke à la Chambre des communes. Il fut nommé vice-président adjoint de la Chambre, poste qu’il occupa jusqu’au 30 juin 1986, alors qu’on lui confiait le ministère de l’État à la jeunesse.

Le 21 novembre 1988, Jean Charest remportait à nouveau ses élections, et cette fois il allait notamment être nommé, au cours de son mandat, ministre d’État à la condition physique et au Sport amateur, ministre de l’Environnement, vice-premier ministre et ministre de l’Industrie et des sciences. Suite aux élections générales du 25 octobre 1993, il devenait officiellement le chef du Parti progressiste-conservateur du Canada. Il allait, le 30 avril 1998, troquer ce siège pour celui de chef du Parti libéral du Québec.

Ayant remporté ses premières élections provinciales dans sa circonscription de Sherbrooke le 30 novembre 1998, Jean Charest devenait par le fait même chef de l’opposition officielle au Parlement de Québec. Puis, le Parti libéral du Québec étant porté au pouvoir le 14 avril 2003, il était officiellement élu premier ministre du Québec, poste qu’il occupe depuis.


ENJEUX ÉLÉCTORAUX

En quête d’un second mandat, le gouvernement libéral de Jean Charest dévoilait, le 16 février dernier, son plan d’action 2007-2012 (que l’on retrouve ici dans sa version intégrale). Nous vous en proposons ici les grandes lignes:

Le PLQ a établi comme principe de départ de bien gérer l’argent des contribuables québécois. De ce principe découlent cinq cibles de gestion qui s’inscrivent dans le cadre d’un second mandat, soient:

  • Un contrôle des dépenses: le PLQ entend maintenir la croissance des dépenses sous la barre des 4% et réduire encore davantage la part de l’État dans le PIB du Québec.
  • Une diminution des coûts de gestion: ici, on veut faire passer de 15% à 10% les coûts de gestion moyens des programmes gouvernementaux. Le PLQ exigera aussi de chacune des sociétés d’État qu’elles adoptent un plan rigoureux de contrôle des coûts de gestion.
  • Une réduction de la taille de l’État: le gouvernement en place promet que sur la période 2004-2014, il aura réduit de 20% le nombre d’employés du gouvernement par attrition, dans le respect des employés et des conventions collectives.
  • Une réduction du poids de la dette: selon le PLQ, entre 2007 et 2012, le Fonds des générations aura accumulé plus de 4 milliards $. En 2025, ce même Fonds aura accumulé plus de 32 milliards $ et le poids de la dette du Québec aura été réduit à 25 % de son PIB.
  • Ramener les impôts à la moyenne canadienne: le PLQ maintient cet objectif, disant avoir fait plus de la moitié du chemin lors de son premier mandat.

Au total, le PLQ a élaboré un total de 29 engagements distincts, dont la facture totale s’élève à 2,194 milliards $ et qui sont répartis parmi les six priorités suivantes:

1. La santé
Si élu pour un second mandat, le PLQ s’engage à atteindre les quatre objectifs suivants:

  • Plus de médecins, plus d’infirmières, plus de soins, plus de services: on prévoit entre autres que sur la période 2007-2012, le Québec comptera 1 500 médecins en exercice de plus qu’aujourd’hui.
  • Garantir l’accès aux services, notamment en assurant aux Québécois qu’ils seront opérés dans un délai de six mois.
  • Mieux soutenir les plus vulnérables.
  • Miser sur la prévention.

2. L’éducation
Les engagements du PLQ en matière d’éducation incluent:

  • Favoriser la réussite scolaire, notamment via l’ajout de 1 000 professionnels de plus pour les élèves en difficulté.
  • Développer la formation professionnelle dans toutes les régions.
  • Élever la qualité du français, entre autres par le biais d’un examen du ministère en français à la fin de chaque cycle du primaire et du secondaire.
  • Maîtriser l’anglais à la fin du secondaire.
  • Faciliter le «raccrochage» et l’accès aux études supérieures.
  • Faire de l’éducation supérieure une priorité collective.
  • Stimuler l’épargne étude.

3. L’aide à la famille
À cette priorité se greffent trois engagements spécifiques, soient:

  • Mieux soutenir les parents, notamment via l’ajout de 20 000 nouvelles places en service de garde.
  • Mieux valoriser les aînés qui veulent travailler, et mieux protéger ceux qui sont en perte d’autonomie.
  • Accentuer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

4. La création de richesse
Cette quatrième priorité du PLQ dans sa quête d’un second mandat est accompagnée des engagements suivants:

  • S’enrichir en développant et en exportant notre énergie propre.
  • S’enrichir en innovant.
  • S’enrichir en stimulant les investissements privés créateurs de richesse et d’emplois.
  • S’enrichir par la formation continue de notre main-d’œuvre.
  • S’enrichir en développant nos infrastructures.
  • S’enrichir en développant de nouveaux marchés.

5. Le développement durable et l’environnement
En ce qui a trait à cette priorité en particulier, le PLQ s’engage à:

  • Lutter contre les changements climatiques.
  • Augmenter le recyclage et le compostage partout au Québec et utiliser l’eau de manière responsable.
  • Mieux protéger le territoire et les écosystèmes.
  • Soutenir les technologies vertes.

6. La culture et l’identité
Ici, le PLQ s’engage à:

  • Promouvoir et protéger le français dans les nouvelles technologies.
  • Rendre notre culture plus accessible.
  • Promouvoir la richesse de notre diversité dans le respect de nos valeurs communes.
  • Accroître l’action et la visibilité du Québec dans le monde.
  • Continuer d’améliorer le fonctionnement du fédéralisme canadien.

 
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